Besoins caloriques
Combien de calories devrais-tu vraiment manger ?
Toute question « combien dois-je manger » se résume à un chiffre : ton TDEE, les calories que ton corps brûle dans une journée ordinaire. Estime-le, ajuste selon ton objectif, puis laisse les données réelles corriger l'estimation.
Le TDEE en mots simples
La dépense énergétique totale quotidienne, c'est tout ce que ton corps dépense en 24 heures. La plus grosse part est ton métabolisme de base, l'énergie nécessaire au fonctionnement de tes organes, même si tu restais au lit toute la journée. S'y ajoutent les mouvements du quotidien et le sport, plus une part plus modeste (environ 10 %) consacrée à la digestion elle-même.
Ce que l'on sous-estime, c'est à quel point cette dépense est invisible. Les séances de sport ne sont qu'un petit poste pour la plupart des gens ; l'essentiel de ta dépense, c'est ton corps au ralenti plus tes déplacements ordinaires. Voilà pourquoi « je compenserai à l'entraînement » résiste rarement à l'arithmétique.
Estimer ton chiffre de départ
Les formules courantes (Mifflin-St Jeor est la référence habituelle) estiment ton métabolisme de base à partir du poids, de la taille, de l'âge et du sexe, puis le multiplient par un facteur d'activité entre environ 1,2 (sédentaire) et 1,9 (travail physique intense ou double entraînement quotidien). Avec un emploi de bureau et quelques séances par semaine, la plupart des gens se situent entre 1,4 et 1,6.
Considère le résultat comme une hypothèse de départ, pas un verdict. Ces formules portent une marge d'erreur de 10 à 15 % dans les deux sens, et le niveau d'activité réel est facile à surestimer : mieux vaut choisir le multiplicateur en dessous de celui qui te flatte.
Déficit ou surplus : quelle taille ?
Une fois ta maintenance estimée, dimensionne l'ajustement selon la vitesse à laquelle tu veux que ton poids change. Un repère utile : 0,25 à 1 % du poids de corps par semaine, le bas de la fourchette pour préserver muscle et moral, le haut seulement pour une phase courte.
En pratique :
- Perte de gras : 300 à 600 kcal sous la maintenance, soit environ 0,25 à 0,75 % du poids de corps par semaine.
- Recomposition ou maintien : mange à ton estimation et laisse l'entraînement faire le travail.
- Prise de muscle propre : 150 à 300 kcal au-dessus de la maintenance. Gagner plus vite, c'est surtout gagner du gras.
Les formules lancent, les données tranchent
Voici ce qu'aucun calculateur ne sait faire : ton vrai TDEE se révèle dans la relation entre ce que tu enregistres et ce que fait la balance. Mange 2 200 calories consignées par jour pendant trois semaines avec une courbe de poids stable, et ton TDEE est d'environ 2 200, quoi qu'ait dit la formule.
C'est la boucle qui mérite d'être automatisée. Enregistre tes repas, pèse-toi quelques fois par semaine, et regarde la moyenne mobile plutôt qu'une pesée isolée. La vue tendances de MacroTrackr trace exactement cette trajectoire hebdomadaire : ajuster ton budget devient une lecture de deux minutes plutôt qu'un saut dans le vide. Si deux à trois semaines passent sans mouvement dans la direction voulue, décale ton budget quotidien de 100 à 200 calories et observe de nouveau.
Enregistre tes repas en quelques secondes et laisse les tendances de poids et d'apport de MacroTrackr révéler ce que ton corps brûle vraiment.
Commencer gratuitementQuand manger à maintenance
Toutes les phases ne doivent pas être une sèche ou une prise de masse. Après une longue période de régime, quelques semaines à maintenance laissent la faim, l'énergie et les performances se normaliser pendant que tu conserves le résultat. Les périodes de stress (nouveau travail, mauvais sommeil, examens) se passent aussi mieux en régime de croisière qu'en déficit avec un cerveau fatigué.
La maintenance, c'est aussi la destination finale : manger la bonne quantité presque en pilote automatique, avec le suivi comme outil de calibration occasionnel plutôt que comme obligation quotidienne.
Pourquoi les calculateurs ne sont pas d'accord
Passe tes chiffres dans trois calculateurs de TDEE et tu obtiendras trois réponses, souvent séparées de 300 calories. Ils ne sont pas cassés. Chacun utilise une équation différente (Mifflin-St Jeor, Harris-Benedict, Katch-McArdle), calibrée sur une population différente, et chacun te demande de te ranger dans un coefficient d'activité qui couvre une plage énorme.
C'est dans ce coefficient que se loge l'essentiel de l'erreur. « Modérément actif » ne veut pas dire la même chose pour un ouvrier qui soulève trois fois par semaine et pour un employé de bureau qui promène son chien. Les équations vont bien ; c'est l'entrée qui est une estimation. Traite la sortie d'un calculateur comme une hypothèse de départ à quelques centaines de calories près, pas comme une mesure.
Ajuster quand le chiffre ne marche plus
Ton TDEE n'est pas figé. Il baisse à mesure que tu perds du poids, parce qu'un corps plus petit coûte moins cher à faire tourner, et il dérive avec tout ce que tu bouges en dehors de la salle : l'agitation, la marche, l'activité de fond qui représente discrètement une grosse part de la dépense quotidienne et qui a tendance à chuter pendant un déficit long.
Attends-toi donc à recalculer. Règle pratique : quand la moyenne hebdomadaire stagne depuis trois semaines et que tes relevés sont honnêtes, retire 10 % de calories ou ajoute délibérément 2 000 pas par jour, puis tiens trois semaines de plus. Alterne entre ces deux leviers plutôt que de tirer toujours sur le même. Couper les calories indéfiniment finit quelque part de désagréable.
Si tu es en déficit, c'est aussi le moment de vérifier que les protéines n'ont pas dérivé vers le bas avec le reste. C'est le macronutriment qui protège le muscle pendant que le déficit fait son travail.
Enregistre ton dîner
à partir d'une photo.
Gratuit pour démarrer, sans carte. Trois logs IA à essayer ; le scan de code-barres et la recherche restent gratuits ensuite.